Maladies liées au Tatouage

cookie-and-milk-tattoo.jpg

 

Maladies dues au manque d’hygiène

Il faut tout d’abord savoir que le tatouage est une pratique relativement sûre, à condition que le tatoueur et le tatoué suivent les règles d’hygiène  pré-évoqués.

Le tatouage constitue une agression pour le corps par sa traversé de la barrière cutanée. Si les colorants et les pigments pénètrent sous la peau, alors ils peuvent y entrainer des germes provoquant des maladies infectieuses. Les maladies les plus communément liées au manque d’hygiène dans un tatouage sont résumées dans le tableau suivant.

 

Maladie

Origine

Symptômes

Précautions

verrues

virale

Excroissance sur la peau et douleur dans certains cas

Le tatoueur doit inspecter toute la peau environnante car l’apparition de verrues sur des tatouages est souvent due à la propagation de virus venant de verrues déjà présentes

Hépatite B

virale

Fatigue, nausée ou vomissements, fièvre et refroidissements, urines foncées, des selles liquides,

le jaunissement des yeux et de la peau (ictère), une douleur au côté droit pouvant irradier dans le dos, risque élevé  de cirrhose, de défaillance hépatique et un risque d'avoir le cancer du foie est 200 fois plus élevé que la normale (chez les porteurs chroniques)

L’aiguille et les parties du corps environnantes au tatouage doivent être stériles car ce virus se transmet par le sang, à travers par exemple le saignement provoqué par le tatouage.

Hépatite C

virale

Plus modérés que ceux de l’hépatite B mais ayant plus de chance de devenir chronique : Fatigue,

nausée ou vomissements, fièvre et refroidissements,

urines foncées,

des selles liquides,

le jaunissement des yeux et de la peau (ictère), une douleur au côté droit pouvant irradier dans le dos, et augmentation du risque du cancer du foie, de cirrhose, et de défaillance hépatique

L’aiguille et les parties du corps environnantes au tatouage doivent être stériles car ce virus se transmet par le sang, à travers par exemple le saignement provoqué par le tatouage

VIH

virale

Ces symptômes peuvent ne pas apparaitre avant 10 ans après l’exposition au virus : perte de poids inexpliquée, diarrhée pendant plusieurs semaines,

enduit blanchâtre sur la langue,

ganglions hypertrophiés ou douloureux, (cou, aisselle, etc.), toux persistante,

fièvre persistante, sueurs nocturnes,  mycoses vaginales persistantes.

L’aiguille et les parties du corps environnantes au tatouage doivent être stériles car ce virus se transmet par le sang, à travers par exemple le saignement provoqué par le tatouage

staphylocoque

bactérienne

affaiblissement général, fièvre élevée et subite, nausées et/ou vomissements et/ou diarrhées, douleurs abdominales et/ou musculaires, maux de gorge, maux de tête, malaises, conjonctivites,  œdèmes, plaques rouges

Suivi des règles d’hygiène

Mycobactéries (tuberculose, lèpre, etc.)

bactérienne

La tuberculose : pneumonie,  expectorations hémoptoïques (crachat de sang), amaigrissement, Dans les autres organes elle peut donner des méningites et des encéphalites,  des pleurésies, des péricardites, des atteintes péritonéales et des atteintes osseuses essentiellement.

 

Les autres espèces de mycobactéries sont responsables de cas de lèpre, d'infections cutanées granulomateuses, d'infection des voies aériennes, de pneumonie et d'infections nosocomiales de site opératoire

 

Suivi des règles d’hygiène

Structure du virus de l’hépatite C  /  Infection à staphylocoque /   reproduction duVIH

Maladies et cas particuliers interdisant le tatouage

Lors d’un tatouage, il important d’informer le tatoueur de certaines conditions  qui peuvent représenter un danger pour le tatoué une fois le tatouage réalisé.  

Il ne vaut mieux pas tatouer un grain de beauté pour plusieurs raisons. Premièrement, le tatouage peut engendrer une réaction inflammatoire sur le grain de beauté ; celui-ci peut alors nécessiter d’être enlever. Le retirage du grain de beauté constituera alors un problème esthétique. Deuxièmement, le tatouage peut être dangereux car il change l’apparence du grain de beauté. Cela pose un problème pour la surveillance du grain de beauté et de son évolution vers un  éventuel cancer. Les personnes ayant tendances à faire des mélanomes doivent donc éviter le tatouage, surtout sur les grains de beauté.

Le vitiligo est une autre maladie qui proscrit généralement le tatouage. Cette maladie ce traduit  à travers des taches blanches qui s’étendent progressivement. Il est déconseillé de tatouer un vitiligo pour des raisons esthétiques et médicales. Les pigments du tatouage virent lorsqu’ils sont tatoués sur un vitiligo et de ce fait le tatouage atteint rarement le résultat espéré. Ce changement de couleur est du à un pH, c’est à dire une acidité, différente par rapport à la peau normale. De plus, le tatouage sur un vitiligo risque de déclencher un phénomène de Koebner et d’aggraver la maladie, qui est une supposément maladie auto-immune, bien que sa cause exacte soit toujours inconnue des chercheurs.

Phénomène de Koebner

 

Le phénomène de Koebner fut observé pour la première fois en 1872 par Heinrich Koebner, qui remarqua l’apparition de psoriasis à l’endroit d’un grattage ou d’une morsure de cheval. Il correspond à « l'apparition de nouvelles lésions sur une peau saine qui vient de subir un traumatisme,  chez des patients souffrant déjà de maladies cutanées. »

Le phénomène de Koebner est aussi appelé « réaction isomorphique » (réaction de même forme).

 

D’autres maladies comme le lichen plan, la sarcoïdose, le psoriasis (voir photo ci-contre), peuvent être sensibles au phénomène de Koebner après un tatouage.

L’acné et l’eczéma sont aussi à prendre en considération lors d’un tatouage. Une peau à tendance acnéique doit forcement avoir été traitée avant de se faire tatouer. Le problème étant que le traitement standard, le médicament Roaccutane, assèche la peau. Le suivi dermatologique est

donc obligatoire car cette sècheresse provoque souvent des démangeaisons et des ralentissements de la cicatrisation. Par rapport à l’eczéma, un tatouage n’est pas envisageable lors d’un traitement sous cortisone ; il est nécessaire d’attendre plusieurs mois après l’arrêt du traitement et de tatouer seulement sur une zone n’ayant jamais eu d’eczéma.
Il est strictement déconseillé de se faire tatouer si l’on a un historique de cicatrices chéloïdes ou hypertrophique. Ces excroissances cutanées nodulaires ou linéaires de couleurs chair, rose ou rouge sont des tumeurs bénignes qui sont généralement indolore mais peuvent aussi être sensible.  Elles touchent majoritairement les personnes ayant la peau noire et se développent après une agression ou une intrusion dans la barrière cutanée, comme le tatouage.

Maladies causées par le tatouage

En dehors des allergies, il existe peu de maladies causées par le tatouage en lui-même. Dans certains cas, peu nombreux, l’organisme ne s’habitue pas au tatouage et la réaction habituelle d’une ou deux semaines se mue en réaction inflammatoire chronique.

Photo d’une réaction inflammatoire normale

Allergies

Le vrai danger, si le tatouage en fait en respectant les normes d’hygiènes, sont les allergies qui subviennent à cause des pigments ou du matériel du tatoueur.

Une allergie souvent oubliée est celle au latex, contenu dans les gants du tatoueur et les bandages appliqués sur le tatouage. Elle peut provoquer des conjonctivites, des rhinites, de l’asthme, de l’urticaire, des œdèmes de Quincke (gonflement des muqueuses, de la langue) et parfois même des chocs anaphylactiques. Pour certaines personnes particulièrement allergiques, le simple fait d’entrer dans une pièce contenant des éléments en latex peut déclencher une réaction.

Les encres peuvent aussi être mises en cause pour les allergies.

Les tatouages verts utilisent des encres à base de chrome.  Ce chrome comprend des risques d’allergies pouvant se déclencher parfois jusqu’à 10 ans après l’exposition. Il comprend des risques qui, pour le tatouage, sont majoritairement cutanés, comme l’apparition d’un eczéma.  Cette allergie, qui touche aussi bien les femmes que les hommes a plus souvent était observée chez des hommes, notamment chez des ouvriers du bâtiment, travaillant beaucoup avec la matière.

Les encres rouges contenait multiples matériaux toxiques tel le cadmium ou le cinabre (sulfure de mercure) jusqu’à ce qu’on se rende compte de leur dangerosité. De plus ces matériaux avaient tendance à déclencher des réactions allergiques. Aujourd’hui, les tatoueurs utilisent plutôt l’alizarine (cl 75438), qui ne déclenche que très rarement de réactions allergiques. De plus, l’alizarine est beaucoup moins toxique pour l’organisme que ses prédécesseurs. 

L’allergie aux pigments jaunes et violets est causée par le cadmium contenu dans ces pigments. Lorsque le cadmium est absorbé par l’organisme, celui-ci se stocke dans le foie, qui subi des dommages à partir de 200 mg par kilogramme. Cette allergie se déclenche la plupart du temps par une exposition au soleil, se nommant alors photosensibilisation ou photo eczéma

Les autres encres du tatouage permanent, comme le bleu qui contient des pigments à base de cuivre ou le noir quelques fois à base d’encre de Chine, sont très sûrs et ne provoquent presque jamais de réactions allergiques.

Il existe parallèlement des dangers de réactions allergiques avec les tatouages non-permanents.

 

Affiche Afssap

Le henné, par exemple, est une plante (Lawsonia Inermis) qui, même dans a forme de pâte (ajout d’eau)  brune orangée, n’est pas dangereuse pour la santé. Les seuls cas recensés d’allergie au henné naturel viennent de personnes professionnellement exposées. C’est l’ajout de d’autres substances qui pose problème. En effet, afin d’obtenir une couleur noire, il existe deux substances possibles à ajouter: l’indigo qui est sans risque et la Paraphénylènediamine (PPD), un allergène dangereux (voir photo ci-contre) mais aussi, malheureusement, très peu cher. La PPD est une substance si dangereuse que la législation européenne a interdit son utilisation en cosmétique et a grandement réguler son utilisation en tant que soin capillaire : la concentration de PPD dans les shampoings ne doit pas dépasser 6% et doit porter un label spécial. Les tatouages temporaires contenant de la PPD peuvent ainsi déclencher, au bout de 15 jours, des réactions allergiques se traduisant par, des gonflements, des rougeurs et un eczéma de contact. La guérison est longue : prés d’un mois et des traces brunes qui subsistent plus longtemps encore. Elle est à base de corticoïdes. Malgré cela, cette allergie peut avoir des conséquences à vie. En effet, une fois l’allergie est déclenchée  par le tatouage, la personne peut devenir sensible à tous les objets contenant de la Paraphénylènediamine, même à doses autorisées. Cela peut être très handicapant car beaucoup de produit en contiennent : « le caoutchouc, les tuyaux de pompe à essence, la fourrure, certains textiles (les jeans par exemple), les colorants pour cheveux, les cirages, les plastiques, les encres d’imprimerie, les réactifs de photographie... »

Il y a aussi eu multiples cas d’allergies au tatouage malabar. Il est d’ailleurs explicité sur la notice qu’il ne faut pas appliquer sur le visage (voir photo ci-contre). Il ne faut cependant pas confondre réaction allergique et simple réaction. Dans de nombreux cas, en effet, la réaction est tout simplement du à la colle qui empêche l’aération de la peau. Lorsqu’il s’agit d’une réaction allergique, elle se manifeste à travers des éruptions cutanées ou des brulures à l’endroit du tatouage. La plupart du temps, ces allergies sont causées par le blanc titanium dioxyde ainsi qu’au jaune tartrazine.

best-tattoo-ever-595.jpg

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site