Différentes Surfaces pour un Tatouage

 

 

Les caractéristiques de la peau

Tout d'abord, il faut savoir que la peau est un organe à part entière, important car elle protège notamment des rayonnement du soleil. Elle composée de plusieurs couches de tissu superposées :

  • Premièrement il y a l'épiderme qui est constitué en parti de la cornée. Il est élaborée par un ensemble des cellules mortes qui ont pour but principal de protéger le corps des invasions bactériennes. C'est aussi dans cette partie que l'on retrouve le pigment naturel de la peau, appelé la mélanine qui défend celle-ci des rayons ultra-violet émis par le soleil. La mélanine est présente en plus grande quantité dans les personnes ayant la peau plus foncée.
  • Puis il y a le derme qui est composé essentiellement de vaisseaux sanguins et de terminaisons nerveuses. Il gère de la thermorégulation, la cicatrisation.
  • Enfin il y a hypoderme qui sépare les muscles et les tendons du derme. Il sert à protéger l'organisme des chocs et aussi de réserve adipeuse.

 

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Lorsque le tatoueur franchit la barrière cutanée afin d'y implanter les pigments, il pénètre jusqu'au derme car ses cellules sont plus perméable que celles qui constituent l'épiderme, soit à environ 1,5mm de profondeur. S'il pénètre plus, il risque de provoquer une infection qui entraînera des saignements et un rejet quasi-total des pigments. S'il la profondeur n'est pas suffisamment importante alors les pigments se retrouveront dans l'épiderme et donc l'absorption de ces derniers sera nettement moins conséquente, ces cellules étant peu perméables. Le tatouage aura donc tendance à être décoloré. Cependant il faut prendre en compte le fait que l’épaisseur de la peau, ainsi que sa structure et sa dureté varient en fonction des personnes et  de plusieurs facteurs tel que la qualité du rôle protecteur que joue celle-ci. Ceci peut entraîner une légère modification de la profondeur à atteindre.

 

De plus, lorsque les pigments sont insérés dans la peau, la quantité initiale ne correspondra pas à celle que la peau stockera. En effet, durant la réalisation du tatouage, une partie des pigments est évacuée par les saignements. Puis, pendant la phase de cicatrisation, une croûte se forme au niveau des incisions et comporte une partie des pigments. Enfin, la partie qui se trouvera dans l'espace intercellulaire, sera filtré par les ganglions lymphatiques, puis sera transporté par les lymphocytes dans les vaisseaux sanguins afin de rejoindre la muqueuse du gros intestin, où ils seront dissout. Il n'y a donc qu'une faible partie des pigments qui restera dans la peau. Enfin, il ne faut pas oublier que le tatouage est une intrusion d'éléments extérieurs dans le corps, il endommage donc la peau. La quantité de pigments que la peau est capable d’absorber est donc limitée : au bout de 4h de travail, celle-ci sature et n'a plus la faculté d'en assimiler d'avantage. Le tatoué doit donc patienter environ 10 jours, le temps que la peau ait le temps de guérir et de cicatriser ses blessures, pour finir le tatouage si cela n'est pas déjà fait.

 

Tatouage sur la paume ayant pratiquement disparu

 

De nos jours, la quasi totalité de notre corps peut être tatouée. Nous connaissons les tatouages sur les bras, les jambes, le torse mais depuis quelques années les tatouages migrent sur des parties du corps peu communes telles que les dents ou bien encore la sclérotique (le blanc des yeux). Certaines personnes vont même jusqu'à se tatouer les organes génitaux. Néanmoins cette pratique est interdite en France pour des raisons de santé. En effet il y a eut notamment deux hommes qui ont tenté l'expérience : l'un est mort suite à  une hémorragie, l'autre souffre d'une semi-érection permanente que les médecins n'arrivent pas à stopper. Dans la plupart de ces exemples l'aiguille du tatoueur a assez de place pour introduire les pigments et une certaine épaisseur de peau empêche les pigments de couler. Cependant, La plante des pieds et la paume des mains ne peuvent être tatouées en raison de la trop grande épaisseur de la peau qui s'use très vite. En effet, lorsque la  peau de nos plantes de pied ou la peau de la paume de la main s'exfolie, celle-ci peut, en partant, entraîner une partie du tatouage ou le déformer. Les doigts sont, aussi, intatouables car la peau fine qui les recouvre ne permet pas aux pigments de s’implanter au mieux et entraîne alors la coulée des pigments introduits par le tatoueur et la déformation du tatouage.

Il faut savoir que toutes les peaux sont tatouables, mais certaines couleurs y sont plus propices. En effet, Certaines peaux sont plus propices au tatouage car, comme nous l'a précisé le tatoueur, les peaux très pâles mettent mieux en valeur le tatouage et ses couleurs. Au contraire les peaux noires ne peuvent porter que des pigments très foncés (voir photo ci–contre). En effet, à cause de leur forte teneur en mélanine, ces peaux très foncées ne permettront pas de bien voir les couleurs claires.

Le tatouage dentaire

Une nouvelle forme de tatouage est apparue au Japon : le tatouage sur les dents.  Le tatouage sur les dents peut être une simple décalcomanie ou bien une couronne tatouée. Cette mode est originaire du Japon. La décalcomanie, en vente dans les boutiques de bijoux fantaisies ou dans des studios de piercing,  est placée sur une dent en parfaite santé; et peut être posée, dans le meilleur des cas par un dentiste, avec une colle dentaire spéciale ( la même que celle  utilisée pour fixer les bagues orthodontiques) qui sous une lumière LED permettra la fixation de la décalcomanie. En plus de la décalcomanie, le «tooth arts» se réalise par des professionnels sur des couronnes juste avant la pose sur la gencive. Il se déroule en plusieurs étapes. D'abord il faut matérialiser l'empreinte de la dent chez un dentiste, puis envoyer le motif et l'empreinte à des professionnels spécialisés dans ce domaine pour qu'ils le recréent sur une couronne modélisée à partir de l’empreinte, pour qu'enfin le dentiste s'occupe de la poser sur la gencive.

Tatouage oculaire

 

La toute première fois où est apparu le tatouage des yeux dans l'histoire se situe au IIème siècle après J-C : le médecin et  philosophe Claude Galien  laissa des traces écrites de ses interventions. Son but était de corriger certains défauts des yeux. Le tatouage dans les yeux continua a évolué tout au long de l'histoire mais c'est réellement au XIXème siècle qu'il réapparut officiellement avec le chirurgien et ophtalmologue Louis de Wecker. Ce dernier proposait une nouvelle méthode de tatouage dans les yeux: il recouvrait l’œil d'encre puis perçait  la cornée pour laisser l'encre s'écouler à l'intérieur. Quelques siècles plus tard, le docteur Victor Morax proposa une autre méthode: il soulevait une fine couche de la cornée pour y déposer les pigments en dessous avant de la reposer. Depuis quelques années le tatouage dans les yeux a été repris pour des raisons purement esthétiques. L'opération se réalise, à présent à l'aide, d'une seringue remplie de pigment que l'on injecte, par plusieurs piqûres (voir photo ci–contre), car la machine traditionnelle ne permetait pas au pigment de s’implanter de façon définitive. Dans certaines prisons Américaines les prisonniers se font tatouer les yeux (voir photo ci–contre), notamment pour avoir l’air menaçant.

Autres idées insolites

Autre idée de tatouage improbable: le tatouage sur la paupière qui est très peu répandu vu le fort risque de trouer la peau de la paupière et/ou de crever l'œil. Le tatoueur que nous avons rencontré à Draguignan nous a avoué qu'il n'avait pratiqué cette opération qu'une seule fois et qu'il n'était pas prêt de recommencer. Cette idée est originaire des État-Unis où de nombreux prisonniers se font tatouer les paupières pour montrer leur appartenance à un groupe ou pour montrer qu'ils n'ont pas peur de souffrir.

Il faut noter aussi que certaines zones sont déconseillées. Il y a, notamment, les articulations car lors de la guérison, les entailles effectuées dans la peau pour introduire les pigments peuvent se déchirer.

Un homme s'appelant Lucky Diamond Rich (voir photo ci–contre) figure dans le livre des records car 97% de son corps est tatoué y compris sa langue, seules les paumes de ses mains et les plantes  de ses pieds ne sont pas tatouées.

Douleur et tatouage

Il faut savoir que le tatouage est une opération qui peut être douloureuse. Mais l'intensité de la douleur est très variable en fonction des personnes et des zones tatouées. En effet chaque individu à son propre seuil de tolérance à la douleur. . De plus, elle est aussi liée à des facteurs physiques et psychologiques comme l'anxiété, la fatigue, l'humeur. La douleur ressentie est inqualifiable, c'est une notion subjective. Certaines personnes comparent cette douleur à une brûlure, une incision, une coupure ou encore à l'épilation électrique. La sensibilité est différente en fonction de la zone, Les zones les plus sensibles sont les zones où la peau est fine, les parties où les os sont très saillants à cause des vibrations provoquées par la machine du tatoueur, et les zones où les terminaisons nerveuses sont importantes telles que les extrémités ou encore le dos le long de la colonne vertébrale.   L'intérieur du bras ou les plis de l'aine où la peau est très fine sont très sensibles. Par contre un tatouage sur l'épaule est moins douloureux car la peau est assez épaisse.

Dans un tatouage les premières minutes sont les plus douloureuses car il faut laisser le temps au corps de s'habituer et d'accepter la douleur. En effet l'hypothalamus et l'hypophyse secrètent, une hormone anti-douleur appelée endorphine de manière systématique et naturelle. En général, le plus douloureux est le traçage car:

  • la machine ne possède que trois aiguilles donc la douleur est plus aiguë.
  • Plus le trait est long plus la douleur se propage. (par exemple si le trait est de 10 cm, la douleur se crée sur 10 cm.)
  • la peau n'est pas «chaude», c'est à dire pas encore inflammée.
  • l'endorphine n'est pas encore présente.

Lorsque le tatoueur revient plusieurs fois sur la même zone pour ajouter des pigments, celle-ci devient plus douloureuse car sa sensibilité est exacerbée et cela endommage la peau. Néanmoins il existe, dans certains cas, des médicaments pour palier à cette sensation, mais il est difficile de s'en procurer, car ils doivent être prescrit par un médecin. Si le futur tatoué a recours à ces derniers il doit prévenir son tatoueur.

Tatouage sur les animaux

Le tatouage sur les animaux est une pratique permettant aux propriétaires, en cas de perte de l'animal, de le retrouver plus facilement. En effet la loi numéro L214-5 issue du code rural, datant du 06/01/1999 oblige les propriétaires d'animaux de plus de 4 mois, nés après le 06/01/1999, à faire tatouer leur animal auprès de leur vétérinaire. Ces tatouages sur les animaux se faisaient, jusqu'à présent, selon deux procédés officiellement reconnus:

•          Le tatouages «à la pince» (voir photo ci–contre) : ce genre de tatouage est réalisé sur les jeunes animaux domestiques de quelques semaines, c'est un procédé un peu archaïque. En fait, il s'agit d’exercer une grande pression sur l'oreille de l'animal avec une pince spéciale qui perfore la peau de l'oreille de plusieurs petits trous faisant alors pénétrer de l'encre de Chine et révélant ainsi les caractères futurs du

tatouage.

•          Le tatouage au dermographe: ce genre de tatouage se réalise sur les animaux de plus de trois mois, sous anesthésie générale par le vétérinaire. Ce tatouage se situe soit dans l'oreille (voir photo ci–contre) de l'animal ou soit à l'intérieur de la cuisse de l'animal. Le numéro de tatouage de l'animal est en trois lettres à trois ou à quatre chiffres, ce numéro sera alors transmit à la SCC (Société Centrale Canine) ou à la FNF (Fichier National Félin) pour les chiens et les chats. Mais l'un des principaux problèmes de ce tatouage est sa durée car en effet ce genre de tatouage s'efface avec le temps, rendant alors l'identification de l'animal plus ardu.

 

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